Codépendance, dépendance affective.

Co dépendance dépendance affective hypnoseAvez-vous un problème de codépendance?

– Si, pour la 3eme fois, vous vous retrouvez avec un partenaire accro à l’alcool, au travail ….
– Si,  « comme par hasard » vous êtes toujours entouré de personnes qui se déchargent de toutes responsabilités, …
– Si vous êtes toujours là pour les aider au détriment de votre bien être personnel,
Oui, vous adoptez un comportement dit de codépendance.
L’hynothérapie, appuyée par des techniques comportementales, vous aidera à vous en départir.
Enfin, vous pourrez  vous en libèrer, vous affirmer et aller vers des relations plus saines, dans le respect de chacun.

Différence entre codépendance et dépendance affective.

En co-dépendance, il y a « besoin que l’autre ait besoin de moi », je me crois responsable de son bonheur.
Sauver l’autre, contrôler son comportement devient obsessionnel.
Le codépendant s’investit pour sauver le monde, donne sans compter mais ne s’investit pas dans sa propre vie.
La dépendance affective, elle, consiste à rendre l’autre responsable de son bonheur.

Les interventions relatives à la codépendance, sont à la croisée de l’intervention thérapeutique et du life coaching.


Témoignage co dépendance, aide par hypnose

Vivre avec une personne dépendante de l’acool

J’ai consulté parce que je me sentais très mal dans mon couple : mon mari consommait de plus en plus d’alcool et notre relation devenait houleuse.
Nous cumulions dispute sur dispute, je lui en voulais de consommer, j’essayais d’intervenir, de lui venir en aide mais je ne savais pas comment m’y prendre. La situation devenait intenable, avec un climat de violence où je me sentais menacée.
Je me suis même demandée si je devais le quitter.
En 6 semaines de thérapie, tout  a changé dans mon couple. Grâce à l’hypnothérapie, j’ai pu prendre de la distance, voir plus claire.
Quant aux conseils comportementaux, ils m’ont permis d’enfin aider mon marl.
Il a repris le contrôle de sa consommation, nous profitons de bons moments au resto ou entre amis.
J’ai pu sauvé mon couple!
Christiane, 47 ans, infirmière

 


 

Etude de cas : comment j’ai aidé Caroline & Jonathan.

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Caroline vit avec Jonathan, dépendant de l’alcool.

L’appel de Caroline, première étape : inviter le conjoint plaignant à consulter
Caroline m’appelle.
Elle me demande si je peux aider son compagnon pour qu’il cesse la boisson.
Je lui demande si c’est lui qui est demandeur d’aide, elle me répond que non.
Je lui propose de lui laisser mes coordonnées, sans insistance, et qu’il m’appelle, ce qu’il n’a jamais fait.
Néanmoins,  je demande à Caroline :
qui est le plus gêné des deux par la dépendance ? Lui ou vous ?
Je crois que c’est moi répond elle. Je ne dors plus, je suis inquiète pour lui, je le déteste quand je le vois boire.
Et de lui proposer : « peut-être que vous avez besoin d’aide pour supporter cette situation. Ce que vous vivez est très dur.

Caroline est surprise. Elle marque un temps d’arrêt. Elle sanglote. Oui, je n’en peux plus, j’ai besoin d’aide, quand puis-je venir ?

Deuxième étape : déculpabiliser, rendre confiance en soi
Caroline est assez nerveuse. Très rapidement, elle me dit qu’elle ne trouve pas juste d’être là.
Elle est déjà « victime » d’un compagnon qui boit et en plus c’est elle qui va voir des psys.
Je la fais d’abord parler d’elle, de sa souffrance au quotidien.
Elle se sent impuissante :  elle ne sait quelle attitude adopter pour qu’il n’ait pas envie de boire
Elle se culpabilise, se demandant si c’est elle qui pousse Jonathan à boire.
Elle perd confiance en elle : elle se dit « qu’elle ne vaut même pas la peine » pour Jonathan de ne pas boire. Qu’elle ne mérite pas que quelqu’un respecte un engagement pour elle.
En effet, à maintes reprises, il lui a promis d’arrêter.
Elle a honte de sa situation, et évite de plus en plus famille et amis.
Aussi, elle est physiquement très fatiguée : elle prend beaucoup et de plus en plus en charge dans la maison, et la nuit, lorsqu’’il sort, elle veille, morte d’inquiétude.
J’apaise Caroline d’abord en la déculpabilisant : elle agit du mieux qu’elle peut et c’est l’amour qui la guide, c’est le plus important.
Je mets l’accent sur le fait que ses comportements vis-à-vis de lui sont animés d’une intention positive et que nous allons voir ensemble s’il y a de petites choses qu’elle peut faire pour d’abord l’apaiser elle.
La troisième étape : travail sur l’acceptation
J’invite Caroline à renoncer à tout changement.
Le message que je lui fais passer est le suivant : peut-être que Jonathan cessera de boire ou pas, peut-être aussi qu’il arrêtera puis recommencera.
Comment pouvez-vous faire pour vous protéger dans de telles circonstances ?
Nous déterminons ensemble ce que Caroline peut mettre en place, dans son quotidien, pour se préserver de Jonathan.
Nous envisageons l’aspect matériel et juridique : en effet, Caroline se sent totalement insécurisée, par les conséquences éventuelles des comportements de Jonathan.
En s’intéressant à cette sécurité, Caroline s’apaise.
Nous déterminons ensemble ce qu’elle peut réorganiser dans sa vie qui l’égaierait davantage et lui permettrait de se recentrer sur elle.
Elle décide de recommencer le sport et de voir ses amis qu’elle avait laissé de côté tant elle est génée de sa situation.
Ces démarches ont pour conséquence d’inviter Caroline à
– prendre de la distance
– retrouver son équilibre personnel et de la sérénité
Ce que je vise par rapport à l’évolution de Jonathan est que Caroline le « lâche », qu’elle diminue la pression à son égard.
Le but ultime est de réunir les conditions pour qu’il ait lui envie de reprendre le contrôle, et donc de lui-même trouver la façon adéquate de se libérer de sa dépendance.
La quatrième étape : responsabiliser Jonathan
Je vois arriver dans mon cabinet une Caroline bien plus détendue, et même souriante.
Elle a adopté les changements proposés. Elle sort plus, elle est en train de prendre ses dispositions pour se protéger légalement.
Elle me dit qu’elle ne comprend pas, que Jonathan n’est sorti que deux fois cette semaine et qu’il avait visiblement beaucoup moins bu.
Elle me raconte que ce matin, il était de mauvaise humeur quand elle l’a réveillé pour aller travailler. Aussi, me dit elle, c’est moi qui sonne à son patron pour lui dire l’excuser, ou parfois je m’arrange avec le médecin, …
Elle est aussi inquiète car Jonathan ne paie pas ses pv et se met en défaut vis-à-vis de l’administration. Alors, c’est elle qui prend les choses en mains.
Je l’ai invitée à s’engager à ne plus prendre en charge les conséquences éventuelles des actes ou de l’absence d’actes de Jonathan.
A lui laisser assumer l’entièreté des conséquences de ses actions et non actions.
Cinquième étape : les virages à 180°
Caroline a eu très difficile de laisser dormir Jonathan et de ne pas appeler son patron, mais elle l’a fait.
Jonathan était furieux qu’elle ne l’ait pas réveillé, mais le lendemain, il a mis sonné son réveil et son gsm et il est allé travailler à l’heure.
Il sort juste ses deux fois et rentre à des heures raisonnables.
Je sens Caroline prête à aller plus loin.
Je lui propose de sortir elle aussi et de ne pas être là quand Jonathan rentre.
Je l’invite aussi à ne plus appeler Jonathan lorsqu’il est en sortie.
Aussi, je lui dis qu’il est probable que lui le fasse et qu’à ce moment, soit elle ne réponde pas, soit, au mieux, elle prenne un ton enjoué et l’invite à prolonger sa sortie et à bien s’amuser car elle est elle aussi occupée et qu’elle doit « le laisser » pour y retourner.
Sixième étape : la mayonnaise a pris!
Caroline a joué le jeu.
Jonathan s’inquiète de ses comportements. Il se rapproche d’elle.
Ses sorties et sa consommation ont complètement chutés.
Caroline a trouvé la carte d’un thérapeute et a compris que Jonathan a décidé de se faire aider.
Je l’invite à ne pas lui dire qu’elle sait et à maintenir sa ligne de conduite.
Victoire ! Après 2 mois de thérapie avec Caroline, sans avoir jamais rencontré Jonathan, j’ai appris qu’il avait cessé de boire.